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Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce

À propos du Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce

Le Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce répertorie les recommandations de consommation de près de 1 400 sites de pêche selon les espèces et la taille des poissons. Les recommandations visent à réduire les risques liés à la consommation de poisson à long terme. Le Guide est ainsi surtout destiné aux personnes qui consomment régulièrement du poisson.

Pour l’humain, le contaminant le plus préoccupant retrouvé dans le poisson de pêche sportive en eau douce est le mercure. Les recommandations du Guide visent ainsi à minimiser les effets toxiques de l’exposition répétée au mercure à long terme. Pour déterminer les quantités de poisson à consommer, les 3 facteurs suivants sont pris en compte :

  • Le lieu de pêche;
  • L’espèce de poisson;
  • La taille du poisson.

La teneur en contaminants augmente selon l’alimentation des poissons eux-mêmes et selon leur taille. Globalement, en tenant compte seulement de l’alimentation des poissons, l’ordre est le suivant :

  • Les poissons insectivores (qui se nourrissent d’insectes) sont les moins contaminés.
  • Les poissons benthivores (qui se nourrissent des organismes vivant au fond de l’eau) sont un peu contaminés.
  • Les poissons piscivores (qui se nourrissent d’autres poissons) sont les plus contaminés.

On comprendra donc que, surtout pour les poissons piscivores, plus les poissons sont gros, moins on peut en manger.

Recommandations par nombre de repas

Les recommandations sont indiquées en nombre de repas par mois. Un repas équivaut à une portion de 230 g (8 oz) de poisson avant la cuisson.

Cependant, la limite de consommation mensuelle doit tenir compte de toutes les espèces consommées. Prenons l’exemple de quelqu’un qui consommerait dans le même mois de la perchaude et de l’esturgeon, deux poissons pour lesquels la recommandation est de 4 repas par mois. Cette personne devra s’en tenir à consommer 2 repas de perchaude et 2 repas d’esturgeon ce mois-là pour respecter la recommandation totale de 4 repas par mois.

Le risque auquel une personne s’expose dépend de 3 éléments :

  • La quantité de contaminants ingérée quotidiennement;
  • La durée de la période de consommation;
  • La vulnérabilité de la personne.

Ainsi, un pêcheur qui consommerait du poisson seulement lors de son voyage de pêche annuel a un risque quasi inexistant d’accumuler des contaminants dans son corps.

Recommandation particulière concernant les poissons piscivores

Pour les jeunes enfants, les femmes qui planifient une grossesse et les femmes enceintes ou qui allaitent, il est préférable de consommer les espèces de poisson pour lesquelles la recommandation est de 4 repas par mois et 8 repas par mois. Les espèces pour lesquelles on recommande 2 repas par mois doivent être consommées de manière occasionnelle seulement puisqu’elles sont plus sujettes à la contamination.

Recommandation particulière concernant les poissons pêchés dans le Saint-Laurent

Pour les femmes qui planifient une grossesse et les femmes enceintes ou qui allaitent, il est recommandé de consommer seulement la moitié du nombre de repas par mois indiqué dans le Guide pour tout poisson pêché en eau douce le long du fleuve Saint-Laurent. Cela inclut le lac Saint-François, le lac Saint-Louis et le lac Saint-Pierre.

Cette recommandation est basée sur des analyses récentes indiquant la présence de sulfonate de perfluorooctane (SPFO) dans la chair de poissons provenant de certains secteurs le long du fleuve. Le SPFO fait partie de la famille des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (SPFA ou PFAS), aussi appelées « contaminants éternels ». La réduction de moitié du nombre de repas par mois recommandé dans le Guide pour tout poisson pêché en eau douce le long du fleuve Saint-Laurent vise à limiter l’exposition des personnes plus vulnérables aux SPFA.

En cas d’absence de recommandation

Si aucune recommandation n’est disponible ou qu’un site de pêche n’est pas cliquable sur la carte, ce sont alors ces recommandations générales qui s’appliquent :


8 repas* par mois
  • Grand corégone
  • Omble de fontaine (truite mouchetée)
  • Autres truites (sauf le touladi)
  • Éperlan arc-en-ciel
  • Saumon de l'Atlantique
  • Poulamon
  • Alose savoureuse

4 repas* par mois
  • Barbotte
  • Crapet
  • Esturgeon
  • Lotte
  • Meunier
  • Perchaude

2 repas* par mois.
  • Achigan **
  • Brochet **
  • Doré **
  • Maskinongé **
  • Touladi (truite grise) **

* Un repas : 230 grammes (8 onces) de poisson frais.

** Pour les personnes vulnérables, soit les jeunes enfants, les femmes qui planifient une grossesse, les femmes enceintes et celles qui allaitent, il est recommandé de manger ces espèces de poisson de manière occasionnelle seulement.

Pour obtenir plus de renseignements sur la consommation de poisson de pêche sportive en eau douce, consultez notre section Pour en savoir plus.

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