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Portrait statistique

Jours de smog

Un « jour de smog » est une journée durant laquelle les émissions atmosphériques et les conditions météorologiques provoquent, pendant plusieurs heures, la formation ou l’accumulation de concentrations élevées de particules fines ou d’ozone sur une vaste étendue de territoire. Trois critères sont utilisés pour déterminer les jours de smog :

  1. L’intensité : sur une base horaire, la concentration de particules fines sur trois heures doit être supérieure à 35 microgrammes par mètre cube (µg/m3) ou la concentration d’ozone doit être supérieure à 82 parties par milliard (ppb);
  2. La durée : les concentrations élevées (supérieures à 35 µg/m3 pour les particules fines ou à 82 ppb pour l’ozone) doivent être observées pendant au moins trois heures;
  3. L’étendue : les concentrations élevées doivent être représentatives de la région administrative.

Nombre de jours de smog dus aux particules fines et à l’ozone, par région administrative, de 2004 à 2020

Région administrative 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Abitibi-Témiscamingue ND ND 2 7 0 1 3 2 2 1 1 0 0 0 2 2 1
Bas-Saint-Laurent ND 4 2 3 0 0 2 0 0 2 0 1 0 0 1 0 0
Capitale-Nationale 15 21 10 6 2 3 9 2 12 11 8 11 3 1 9 5 19
Centre-du-Québec 8 14 7 8 2 3 6 3 6 5 0 3 0 1 0 2 5
Chaudière-Appalaches 5 11 4 4 0 1 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 1
Estrie 6 15 5 6 0 1 2 1 0 1 0 0 0 0 0 1 0
Lanaudière 10 22 5 8 8 19 13 17 13 7 1 11 1 8 7 2 10
Laurentides 9 15 1 5 1 1 4 0 0 3 1 0 0 0 0 0 0
Laval 21 34 10 13 10 29 18 14 18 6 5 9 7 7 9 5 9
Mauricie 11 19 4 5 3 12 6 5 7 7 0 5 6 5 2 6 9
Montérégie 16 28 7 7 5 11 8 8 14 7 7 7 1 3 3 0 6
Montréal 24 34 11 15 30 35 26 21 19 13 9 5 8 7 6 4 10
Outaouais 9 19 5 6 0 3 3 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0
Saguenay–Lac-Saint-Jean 4 8 1 3 0 0 0 1 0 1 0 2 0 0 0 0 0

ND = non disponible

Nombre moyen annuel de jours de smog par région administrative, de 2004 à 2020

En 2020, le nombre de jours de smog variait selon les régions : aucun jour de smog n’a été répertorié dans plusieurs régions, et un maximum de 19 jours de smog a été enregistré dans la région de la Capitale-Nationale.

Comme chaque année, les températures froides ont largement influencé les résultats. En effet, 80 % des épisodes de smog ont été observés durant les mois d’hiver (décembre, janvier, février et mars). Si on compare les données obtenues en 2020 à celles des années antérieures, on constate que le nombre moyen de jours de smog (5) a atteint la valeur la plus élevée depuis 2013 (4,9).

Le nombre élevé de jours de smog en 2020 s’explique en partie par un épisode de plusieurs jours observé dans sept régions, dont quatre jours consécutifs dans les régions de Montréal, de Laval, de la Montérégie, de Lanaudière et de la Mauricie entre le 31 janvier et le 3 février 2020. De plus, la région de la Capitale-Nationale a connu son deuxième plus grand nombre de jours de smog depuis 2004 (19), caractérisé par une série de huit jours de smog en décembre, dont sept consécutifs. L’ajout d’une nouvelle station à Québec (Québec - Charlesbourg) peut aussi avoir influencé ce résultat, puisque la station couvre un nouveau secteur de la ville.

Le résultat de la région de la Capitale-Nationale est un bon exemple de l’impact du chauffage au bois résidentiel sur la qualité de l’air. Sur 19 jours de smog, 16 ont été observés durant les mois les plus froids (janvier, février, novembre et décembre) et correspondent au patron typique du chauffage au bois. La période habituelle d’utilisation d’un appareil de chauffage au bois se situe entre 18 h et 9 h. Ainsi, pour les 16 jours de smog, 90 % des données de « mauvaise qualité de l'air » causant le smog ont été mesurées durant cette période. D’ailleurs, l’épisode de sept jours de smog consécutifs est uniquement attribuable à cette problématique. Durant ces journées, les épisodes de smog sont essentiellement nocturnes. De plus, sur ces 16 jours de smog, seuls deux jours ont eu une portée au-delà du territoire de la ville de Québec, ce qui démontre que la plupart de ces épisodes sont d’origine locale.

L’incendie de tourbière survenu à Rivière-Ouelle entre les 20 et 21 juin 2020 a aussi contribué aux jours de smog dans les régions de Montréal, de Lanaudière, de la Montérégie, du Centre-du-Québec, de la Mauricie, de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale.

Il est possible que les mesures de confinement liées à la pandémie de COVID-19 aient contribué à l’augmentation de certaines émissions, comme celles du chauffage au bois résidentiel. Toutefois, les conditions de dispersion atmosphérique demeurent le principal facteur influençant le nombre de jours de smog.

Depuis 2017, l’ozone n’a contribué à la formation d’aucun jour de smog.

Pour en savoir plus : Statistiques annuelles des jours de mauvaise qualité de l’air

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