Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
Recherche Quebec.ca

Registre des aires protégées au Québec

Notez que les données relatives au Registre des aires protégées au Québec ont été mises à jour en date du 8 septembre 2022 sur Données Québec et dans la carte interactive.

Les modifications seront intégrées prochainement sur cette page.

Le Registre des aires protégées au Québec constitue une référence unique et intégrée pour le Québec en matière d’aires protégées, tant au sens de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel que des recommandations de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Le Registre des aires protégées au Québec répond à plusieurs besoins :

  • Il procure un cadre commun pour recueillir, traiter et publier les données concernant les aires protégées;
  • Il permet une évaluation et une comparaison cohérente avec d’autres instances, notamment les autres provinces et territoires canadiens;
  • Il constitue un outil de planification et de gestion de la qualité et de la diversité du réseau d’aires protégées, c'est-à-dire qu'il aide à cerner les carences du réseau et qu’il favorise la comparaison entre le réseau d’aires protégées présent au sein de chacune des provinces naturelles;
  • Il permet de s’assurer que l’ensemble des territoires inscrits sous différentes désignations se qualifient à titre d’aire protégée selon les critères internationaux établis par l’UICN.

Historique du Registre des aires protégées au Québec

En 1987, le premier bilan des aires protégées, Les milieux naturels protégés au Québec, est publié. Il comptabilise principalement les superficies protégées des parcs nationaux, des réserves écologiques, de certains milieux gérés par des organismes paragouvernementaux et des superficies en milieu privé.

En 1999, un deuxième bilan des aires protégées est publié en deux parties, sous les titres Répertoire des aires protégées et des aires de conservation gérées au Québec et Portrait synthèse des données sur les aires protégées au Québec. Il prend en compte la notion d’aire protégée au sens de la Convention sur la diversité biologique (1992) et de l’UICN (1994).

La Loi sur la conservation du patrimoine naturel (LCPN), adoptée en 2002 et révisée en 2021, établit que le ministre doit tenir un registre des aires protégées et appliquer la définition d’aire protégée inscrite dans cette loi, en tenant compte des normes internationales en la matière.

En 2007, le ministre a rendu publique une première version du Registre des aires protégées au Québec qui a, par la suite, été mise à jour de façon régulière et qui constitue une référence annuelle officielle.

Inscription au Registre des aires protégées au Québec

Pour être reconnu comme aire protégée, un territoire doit respecter la définition d’aire protégée de la LCPN et les lignes directrices de l’UICN.

Les principaux critères applicables aux aires protégées sont les suivants :

  • Le territoire est un espace géographique clairement défini;
  • Le territoire est protégé à long terme;
  • Les principaux objectifs de gestion visent la conservation de la nature (biodiversité) et ont préséance sur les autres objectifs;
  • Le régime d’activités (encadrement juridique ou administratif) permet l’atteinte des objectifs de gestion;
  • Des mesures raisonnables sont prises pour s’assurer que le régime d’activités est respecté.

Lorsqu’un territoire répond aux critères d’une aire protégée, il est inscrit au Registre des aires protégées au Québec. On y indique notamment, pour chacune des aires protégées :

  • Son appellation;
  • Sa superficie et son emplacement géographique;
  • Le nom du ministre, de l’organisme gouvernemental ou de la personne qui assure sa gestion. Dans le cas où l’aire protégée comprend des terres privées, le nom du propriétaire;
  • Sa catégorie de gestion selon l’UICN.

Le Registre des aires protégées au Québec est mis à jour régulièrement en considérant l’évolution des lignes directrices de l’UICN en matière d’aires protégées. Celles-ci tiennent compte des nouvelles connaissances en conservation, ce qui a notamment un impact sur les activités et les infrastructures qui sont jugées incompatibles avec les objectifs de conservation d’un territoire donné.

Classification par catégorie de gestion d’aire protégée

L’UICN a élaboré un système reconnu mondialement pour la classification des aires protégées en six catégories. Ce système permet d’harmoniser l’évaluation des moyens de protection de la biodiversité et de faciliter la comparaison de ces moyens, d’un État à l’autre, par l’utilisation de critères communs.

Les catégories de gestion sont définies dans les Lignes directrices pour l’application des catégories de gestion aux aires protégéesCet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. produites par l’UICN en 2008. Voici des exemples de ce classement appliqué au Québec :

  • Catégorie Ia « Réserve naturelle intégrale » : les réserves écologiques
  • Catégorie Ib « Zone de nature sauvage » : la réserve de biodiversité projetée des Caribous-Forestiers-de-Manouane-Manicouagan
  • Catégorie II « Parc national » : les parcs nationaux québécois et un grand nombre de réserves de biodiversité
  • Catégorie III « Monument ou élément naturel » : la réserve de biodiversité du Karst-de-Saint-Elzéar et le parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé
  • Catégorie IV « Aire de gestion des habitats ou des espèces » : les refuges biologiques et la majorité des réserves naturelles reconnues
  • Catégorie V « Paysage terrestre ou marin protégé » : le paysage humanisé projeté de L’Île-Bizard (inscription à venir)
  • Catégorie VI « Aire protégée avec utilisation durable des ressources » : certaines réserves naturelles reconnues

Les catégories de gestion I à IV sont considérées comme plus strictes. Pour en savoir plus sur la répartition des aires protégées au Québec par catégorie UICN (PDF, 439 ko)Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Réseau des aires protégées au Québec

Le réseau des aires protégées au Québec est réglementé et géré en fonction de 32 désignations juridiques ou administratives reconnues sous la responsabilité de diverses instances gouvernementales, personnes morales ou individus.

Certains des sites qui ont les désignations légales d’écosystèmes forestiers exceptionnelsCet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., d’habitats fauniquesCet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., d’habitats floristiquesCet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. ou de refuges fauniquesCet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. ne sont pas inscrits au Registre des aires protégées puisque des droits d’exploitation des ressources ont été consentis ou sont susceptibles d’être consentis sur une partie ou sur la totalité de leur superficie. Leur désignation légale de protection et les décrets de désignation sont en vigueur, et tout projet de développement doit en tenir compte.

Depuis le 31 mars 2022, le réseau des aires protégées s’étend sur 271 612 km2 et s’établit comme suit :

  • Milieu continental (terrestre et eau douce) : 252 620 km2 ou 16,70 %*;
  • Milieux marin et côtier : 18 991 km2 ou 12,22 % répartis ainsi :
    • Aires marines protégées et territoires mis en réserve en milieu marin : 16 140 km2 ou 10,39 %;
    • Portions de territoires en milieux marin et côtier associées à des aires protégées dont les objectifs de conservation ne visent pas spécifiquement le milieu marin (parcs nationaux, réserves de parcs nationaux du Québec et du Canada, refuges d’oiseaux migrateurs, réserves aquatiques projetées, réserves de biodiversité projetées, aires de concentration d’oiseaux aquatiques, etc.) : 2 852 km2 ou 1,84 %;
  • Territoire du Plan Nord : 228 613 km2 ou 19,15 %.

La superficie totale des aires protégées au Québec est calculée sans superposition. Par conséquent, si deux aires protégées se chevauchent, c’est la superficie appartenant à la catégorie UICN la plus stricte qui est comptabilisée dans les statistiques relatives au Registre des aires protégées au Québec.

* Le Québec a annoncé l’atteinte, en date du 31 décembre 2020, des cibles qu’il s’était fixé. L’atteinte de la cible en milieu continental au 31 décembre 2020 tient compte de l’engagement gouvernemental de protéger l’entièreté de l’île d’Anticosti dans le cadre de son inscription comme site du patrimoine naturel de l’UNESCO. En revanche, le territoire n’est pas encore comptabilisé entièrement au Registre des aires protégées au Québec.

Documents d’intérêt, cartes et statistiques

Carte des aires protégées au Québec : présente les aires protégées ainsi que les limites des régions administratives et des provinces naturelles.

Carte interactive des aires protégées : présente les statistiques par désignation pour l’ensemble de la province et par région administrative. Pour obtenir les données au format compatible avec la Base de données canadienne sur les aires protégées (BDCAP) ou diverses statistiques complémentaires, écrivez à registre.ap@environnement.gouv.qc.ca.

Registre des aires protégées par désignation : liste des aires protégées par désignation.

Données QuébecCet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. : données géomatiques sur des territoires reconnus au Registre des aires protégées au Québec.

À consulter aussi

Les aires protégées au Québec

Évaluation de la page En savoir plus

Dans le cadre de son Plan stratégique 2019-2023, le Ministère souhaite améliorer l'accessibilité de l'information disponible sur son site Web. Nous sollicitons donc votre collaboration, par l'entremise d'un sondage en bas de chacune des pages, qui nous permettra d'évaluer la facilité avec laquelle vous y trouvez l'information que vous recherchez.

À quel point était-il facile d'obtenir l'information que vous recherchiez aujourd'hui?
Facile Difficile


 Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
© Gouvernement du Québec, 2022