La salicaire pourpre

Photo : Jacques Audet,  Les Fleurs Sauvages d’Acadie

Photo : Jacques Audet,  Les Fleurs Sauvages d’Acadie

Charmante mais encombrante

Caractéristiques principales :

  • environ 1 mètre de haut
  • fleurs pourpres ou roses disposées en épis au bout des tiges
  • floraison de juin à septembre
  • production de 2,7 millions de graines par plante en une saison

On la trouve dans toutes les provinces canadiennes, mais plus fréquemment dans les milieux humides du Québec et de l’Ontario. La salicaire pourpre est présente en bordure des étangs, des lacs et des cours d’eau peu profonds, sur les plages, dans les fosses-réservoirs, dans les fossés ainsi que dans les canaux d'irrigation et de navigation.

Et plus encore...

Les racines de la salicaire pourpre s’enfoncent jusqu’à 30 cm ou plus dans le sol. Il est donc difficile d’arracher la plante. Même en la brûlant, ses racines survivent et le plant peut repousser.

La grande voyageuse

Originaire d’Europe et d’Asie, la salicaire pourpre a été introduite au Canada vers 1834. Elle était offerte dans le catalogue d’un marchand de graines montréalais pour être cultivée dans les jardins.


Au rythme du développement...

Le vent, l’eau, les activités humaines et les animaux sont les principaux modes de propagation de la plante. La construction des voies maritimes, des voies ferrées, des routes à grande circulation et des réseaux d’évacuation et de drainage a par la suite contribué à son expansion.

Peut-être pas aussi nuisible qu’on le croit!

La salicaire pourpre est sans aucun doute une espèce envahissante. Par contre, il est beaucoup moins sûr qu’elle soit aussi nuisible qu'on le croyait, du moins au Québec. En effet, certaines études récentes minimisent les conséquences de cette espèce sur la flore des milieux humides et ont montré que :

Photo : Jacques Audet,  Les Fleurs Sauvages d’Acadie

Photo : Jacques Audet,  Les Fleurs Sauvages d’Acadie

  • l’invasion de la salicaire pourpre a probablement eu lieu surtout avant 1900. L’expansion se poursuit, mais, depuis 1946, elle se fait à un rythme beaucoup plus lent;
  • l’impact global de la salicaire pourpre sur la biodiversité le long du Saint-Laurent est moins important par rapport à celui d’autres espèces comme l’alpiste roseau et le roseau commun;
  • la salicaire pourpre se définit comme une plante très compétitive qui écarte de son chemin les autres végétaux. Cependant, ce phénomène est rarement observé dans la réalité. Cette espèce prend effectivement de la place, mais n’éradique pas les autres plantes des marais;
  • les jeunes plants seraient plus envahissants que les autres, car avec le temps la plante deviendrait moins vigoureuse et laisserait le champ libre aux autres espèces indigènes. Il s’agit toutefois d’une hypothèse.

Rafale à la rencontre des scientifiques en herbe

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