Développement durable, Environnement, Faune et Parcs Bandeau du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
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Portrait régional de l’eau

Nord-du-Québec (Région administrative 10)

4. Portrait de l’eau souterraine

4.1 Usages

5. Portrait municipal

5.1 Portrait général
5.2 Problématique spécifique

6. Portrait industriel

6.1 Portrait général
6.2 Problématiques spécifiques

7. Portrait agricole

8. Portrait faunique et récréotouristique

8.1 Portrait faunique
8.2 Activités de contact avec l’eau


4. Portrait de l’eau souterraine

4.1 Usages

Environ 12 % de la population de la région, soit près de 4 600 personnes, est alimentée par eau souterraine, dont plus de 25 % est alimentée par des puits individuels. Cette population est située au sud du 55e parallèle.

Seulement 120 puits ont fait l’objet d’un rapport de forage et sont enregistrés dans le système d’informations hydrogéologiques (S.I.H.) du ministère de l’Environnement pour l’ensemble du territoire. Tous ces puits sont localisés dans la Municipalité de Baie-James, juste au nord de la MRC Abitibi-Ouest, dans un quadrilatère de 20 kilomètres par 20 kilomètres. À ce nombre, il faut ajouter quelques centaines de puits de surface et les puits qui n’ont pas fait l’objet d’un rapport de forage ou dont les rapports ne sont pas encore saisis. On estime ainsi à environ 290 le nombre de puits dispersés dans la région.

Table des matières

5. Portrait municipal

5.1 Portrait général

Sans les dissocier nécessairement l’un de l’autre, nous convenons qu’il y a lieu de considérer distinctement le secteur situé au nord du 55e parallèle et celui situé au sud du 55e parallèle.

5.1.1 Gestion des services d’alimentation en eau

Au Nord du 55e parallèle

Les conditions climatiques rigoureuses et les éléments physiques propres au territoire situé au nord du 55e parallèle, tels la présence du pergélisol et la concentration des villages nordiques le long des côtes des baies d’Hudson et d’Ungava, font de l’approvisionnement en eau potable un enjeu important pour la population.

L’approvisionnement en eau potable dans tous les villages nordiques se fait à partir d’eau de surface (rivières, ruisseaux ou lacs). Plusieurs villages utilisent, par précaution, deux sources d’alimentation en eau en raison de plusieurs facteurs : le gel d’une des sources en hiver, le faible débit d’eau en été, la salinité et la turbidité à la hausse à certaines périodes de l’année et la contamination.

L’aménagement de conduites souterraines servant à acheminer l’eau potable aux utilisateurs devient pratiquement impossible en raison de la présence de pergélisol. Le mode de distribution de l’eau potable a dû être adapté aux conditions particulières du milieu. L’eau est donc distribuée à chaque résidence à l’aide de camions-citernes qui s’approvisionnent directement au cours d’eau ou à partir d’un réservoir situé dans le village. Seul Kuujjuarapik a un réseau d’aqueduc appartenant à la Société immobilière du Québec; il est situé près du 55e parallèle.

Parmi les 14 villages nordiques, seuls ceux de Aupaluk, Kangiqsujuaq et Umiujaq ne procèdent pas à la chloration de l’eau avant sa distribution. La chloration s’effectue habituellement au poste de pompage avant que l’eau soit stockée dans le réservoir.

Au Sud du 55e parallèle

La situation au sud du 55e est similaire à celle du Québec méridional avec toutefois certaines particularités.

Les neufs communautés cries du territoire de la Baie-James sont toutes munies d’un réseau de distribution d’eau potable, dont quatre sont alimentés en eau de surface (7 514 habitants) et cinq en eau souterraine (3 351 habitants). De ces neuf réseaux, six possèdent un traitement par chloration et trois n’ont aucun traitement.

Les villes de Chapais, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon et Matagami ainsi que les localités de Radisson, Miquelon et Desmaraisville possèdent des réseaux d’eau potable. De ces réseaux, cinq sont alimentés par eau de surface (Chapais, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon, Matagami et Radisson) et desservent 17 583 habitants, tandis que deux (Miquelon et Desmaraisville) sont alimentés par eau souterraine et desservent 66 habitants. Seuls les réseaux de Miquelon et Desmaraisville ne possèdent pas de traitement.

Le tableau A.2 en annexe présente les données sur le type d’alimentation en eau de consommation pour la région.

5.1.2 Gestion des eaux usées municipales

Au Nord du 55e parallèle

La gestion des eaux usées représente un enjeu environnemental de taille. La problématique est similaire à celle de l’eau potable; le pergélisol rend difficile et coûteux l’aménagement d’un réseau souterrain de collecte des eaux usées. De plus, les conditions climatiques rigoureuses limitent l’efficacité du traitement des eaux usées en étang. Même si quelques villages se sont dotés d’installations de traitement acceptables et adaptées au milieu (ex. : Quaqtaq et Kangiqsujuaq), de façon générale, les eaux usées des réservoirs résidentiels sont recueillies quotidiennement à l’aide d’un camion-citerne et transportées à l’extérieur du village pour être rejetées directement sur le sol ou encore dans des fosses sommaires, et ce, sans traitement.

Au Sud du 55e parallèle

Au point de vue de l’assainissement des eaux usées, toutes les communautés cries sont raccordées à un réseau d’égouts municipal. Cependant, une communauté rejette encore ses eaux usées, sans traitement, directement dans la baie d’Hudson. Les autres communautés possèdent un traitement par étang aéré ou par biodisques.

De plus, en 1999, 92 % de la population de la Municipalité de Baie-James et des villes de Chapais, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon et Matagami était raccordée à un réseau d’égouts municipal. Le Programme d’assainissement des eaux (PAEQ) et le Programme d’assainissement des eaux municipales (PADEM) ont permis au gouvernement du Québec et aux municipalités d’investir plus de 13,7 millions de dollars pour la construction d’infrastructures d’assainissement des eaux usées municipales. Grâce à ces investissements, 83 % de la population raccordée à un réseau d’égouts traitait ses eaux usées le 31 décembre 1999. Pour connaître les données, on peut consulter le tableau A.3 en annexe.

Quelques municipalités et localités n’ont pas adhéré au PAEQ ou au PADEM et rejettent leurs eaux usées sans traitement directement dans l’environnement. On peut citer comme exemple la ville de Chapais. La ville de Matagami n’a pas adhéré au PAEQ, mais elle possède un traitement des eaux usées par étangs d’oxydation.

5.2 Problématiques spécifiques

Au Nord du 55e parallèle

Le mode de distribution de l’eau potable par camion-citerne présente un haut risque de contamination en raison du nombre élevé d’intermédiaires dans la chaîne de distribution.

Pour connaître la problématique liée à la gestion des eaux usées au Nord du 55eparallèle, on peut se référer à la section 5.1.2.

Au Sud du 55e parallèle

Certaines familles cries sont toujours réticentes à utiliser l’eau traitée du robinet prétextant le mauvais goût causé par le chlore; ces familles ont donc tendance à s’alimenter en eau potable à des sources d’eau naturelles.

Certaines communautés, situées sur les côtes de la baie James et de la baie d’Hudson, comme Whapmagoostui et Eastmain, ont eu des problèmes d’infiltration d’eau saumâtre dans leur prise d’eau potable. Des dépassements de norme en uranium sont de plus en plus fréquents sur le territoire, notamment au nord de Matagami et dans les secteurs de LG-Quatre et de Brisay.

Pour connaître la problématique pour la gestion des eaux usées au Sud du 55eparallèle, on peut se référer à la section 5.1.2.

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6. Portrait industriel

6.1 Portrait général

6.1.1 Secteur primaire

La production minière du Nord-du-Québec place cette région au troisième rang parmi les régions du Québec. Tout comme l’Abitibi-Témiscamingue, dont la nature des substances produites est comparable, elle se trouve également affectée par la pollution générée par les activités minières. En effet, l’activité minière est caractérisée principalement par l’exploitation de mines d’or et de nickel de même que de mines polymétalliques (cuivre-or et zinc-argent).

L’industrie minière utilise des quantités importantes d’eau. Majoritairement utilisée à l’étape de l’enrichissement du minerai, l’eau provient de source « fraîche » (ex. : cours d’eau) ou provient de la recirculation d’eaux usées (ex. : sortie du parc à résidus). Le maintien à sec des chantiers miniers exige le pompage d’eau souterraine. Le rabattement de la nappe phréatique dans le secteur d’influence des travaux cause parfois des problèmes d’approvisionnement, mais de façon temporaire.

Les principaux problèmes reliés à l’eau sont l’acidification causée par les aires d’accumulation de résidus générateurs d’acide et la contamination par les métaux lourds.

Selon le ministère des Ressources naturelles, la région compte 59 aires d’accumulation de résidus miniers, qui occupent une superficie de 2 560 hectares. Près de 36 % de la superficie de ces aires est considérée comme inactive puisqu’elles ne reçoivent plus de résidus miniers, et environ 51 % de la superficie totale des aires d’accumulation est couverte de résidus potentiellement générateurs d’acide. Les tableaux 6.1 et 6.2 présentent certaines données du ministère des Ressources naturelles sur les aires d’accumulation actives et inactives. Des discussions sont en cours entre le ministère des Ressources naturelles et le ministère de l’Environnement concernant la classification des aires d’accumulation (potentiellement générateur d’acide, basique ou neutre).


Tableau 6.1 : Aires d’accumulation de résidus miniers actives de la région du Nord-du-Québec

Nombre

Superficie
(ha)

Potentiel de génération d’acide

Basique

Neutre

Superficie restaurée
(ha)

16

1 635

9 (930 ha)

0

7 (705 ha)

3

Source : Ministère des Ressource naturelles.

Les effluents des sites actifs sont vérifiés et doivent respecter les normes de la directive minière 019 du ministère de l’Environnement. Le pourcentage de conformité des effluents s’est grandement amélioré entre 1989 et 1993. Il se maintient au-dessus de 97% depuis 1993.


Tableau 6.2 : Aires d’accumulation de résidus miniers inactives de la région du Nord-du-Québec
Nombre Superficie
(ha)
Potentiel de génération d’acide

Superficie restaurée
(ha)

Nombre

Superficie
(ha)

43

925

11

388

429

Source : Ministère des Ressources naturelles.

Parmi les 43 aires d’accumulation inactives, 18 ont fait l’objet d’une restauration complète pour une superficie restaurée de 429 hectares, dont 5 sites générateurs d’acide couvrant 84 hectares, 11 aires considérées comme neutres représentant 310 hectares et 2 aires basiques couvrant 35 hectares. Soulignons que le parc à résidus de la mine Poirier et ses épanchements (fortement générateur d’acide), qui couvre 73 hectares, font actuellement l’objet d’importants travaux de restauration; il est inclus dans la superficie restaurée du tableau 6.2.

La restauration des aires inactives est lente et les travaux à réaliser sont souvent coûteux. Un certain nombre de sites qualifiés « d’aires orphelines » posent encore problème, au regard de leur restauration, en raison de l’impossibilité d’identifier un propriétaire ou de l’insolvabilité du propriétaire. Pour faire en sorte que cette situation ne se reproduise plus, le ministère des Ressources naturelles a modifié la Loi sur les mines (L.R.Q., c. M-13.1) afin d’assurer la restauration des terrains affectés par les activités minières. Depuis 1995, toute personne qui réalise certains travaux d’exploration ou d’exploitation minière est tenue de déposer un plan de restauration et une garantie financière couvrant 70 % du coût de restauration des aires d’accumulation.

L’exploitation minière d’antan a laissé des cicatrices importantes sur le terrain et a beaucoup affecté la faune et la qualité de l’eau de certains lacs et cours d’eau, notamment le lac Watson ainsi que les rivières Plamondon et Kistabiche (lors de l’exploitation de la mine Poirier). Le site du lac Watson, qui couvre 352 hectares de résidus potentiellement générateurs de drainage acide et qui est inactif depuis 1997, sera réutilisé sous peu à la suite de la mise en production du gisement de Bell-Allard; il est donc inclus dans les aires d’accumulation actives.

6.1.2 Secteur secondaire

On trouve très peu d’établissements industriels et manufacturiers dans la région du Nord-du-Québec, soit une vingtaine selon les données de 1998 du ministère de l’Industrie et du Commerce.

La présence d’une industrie importante dans le secteur des pâtes et papiers est toutefois à signaler, soit l’entreprise Norkraft Quévillon inc., qui est située à Lebel-sur-Quévillon. Comme les autres fabriques de pâtes et papiers du Québec, cette entreprise est assujettie à des normes sectorielles de rejets en vertu du Règlement sur les fabriques de pâtes et papiers. Elle s’est donc dotée d’un système de traitement de ses eaux usées (primaire et biologique) pour se conformer aux exigences réglementaires, ce qui a permis de diminuer considérablement l’impact des rejets sur le milieu récepteur. En 1996, le volume des effluents rejetés dans la rivière Quévillon était en moyenne de 75 000 m3 par jour. Son point de captage d’eau est situé dans le lac Quévillon, tandis que son point de rejet des eaux est situé dans la rivière Quévillon.

De plus, en vertu de la section IV.2 relative à l’attestation d’assainissement dans la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., c. Q-2) et du Règlement sur les attestations d’assainissement en milieu industriel, cette entreprise devra élaborer et appliquer progressivement un plan d’assainissement afin de respecter des normes supplémentaires basées sur le milieu récepteur. Elle aura aussi une incitation économique à réduire les quantités de contaminants qu’elle rejette dans l’environnement en raison de la redevance relative à la pollution imposée par le règlement. Cette redevance prendra effet après la délivrance de la première attestation d’assainissement. Le calcul de la redevance est établi en fonction des quantités de contaminants rejetés et non en fonction des volumes d’eau prélevés ou rejetés. Il n’y a donc pas d’incitation directe à réduire le volume d’eau utilisé.

La plupart des autres établissements sont aussi reliés au secteur forestier. On trouve, dans le secteur de la transformation du bois, 5 scieries importantes (volume de bois annuel supérieur à 400 000 m3), qui génèrent annuellement d’importantes quantités de résidus (écorces, sciures) déposés dans des parcs à résidus ligneux. La région du Nord-du-Québec compte 12 parcs à résidus ligneux importants, dont les eaux de lixiviation peuvent affecter à divers degrés la qualité des cours d’eau ou de la nappe phréatique. En effet, ces eaux de lixiviation peuvent contenir divers contaminants, notamment des phénols et des acides résiniques. Sept de ces parcs sont considérés comme inactifs, puisqu’ils ne reçoivent plus de résidus, et 5 de ceux-ci ont fait l’objet d’une restauration. Au total, la situation pour la région du Nord-du-Québec se présente de la façon suivante :

  • nombre de parcs à résidus ligneux actifs : 5;
  • nombre de parcs à résidus ligneux inactifs : 7, dont 5 restaurés et 2 non restaurés.

La construction, il y a quelques années, d’une usine de cogénération à Chapais permet d’éliminer une partie des résidus ligneux d’une des scieries. De plus, des projets sont en cours afin d’évaluer le potentiel d’utilisation des boues biologiques du système de traitement des eaux usées de l’usine Norkraft Quévillon inc. comme fertilisants pour les terres agricoles ou pour la restauration des parcs à résidus ligneux et miniers.

6.2 Problématiques spécifiques

Au nord du 55e parallèle

Les problèmes de pollution industrielle sont quasi inexistants au nord du 55e parallèle. Les projets miniers qui, habituellement, rejettent leur effluent minier après traitement en milieu aquatique sont obligés d’apporter des modifications particulières à leur mode de fonctionnement; citons par exemple le projet minier Raglan, dont les résidus sont acheminés par camion dans un parc où ils sont intégrés au pergélisol. Il est également important de mentionner la multitude de sites d’exploration minière abandonnés, situés en bordure d’un plan d’eau. On y trouve souvent des quantités importantes de barils de carburant ou d’huiles usées, qui représentent un potentiel de pollution pour les plans d’eau adjacents.

Comme les villages nordiques sont concentrés le long des côtes des baies d’Hudson et d’Ungava et qu’il n’y a pas de réseau routier, chaque village est doté d’infrastructures portuaires, parfois artisanales, par lesquelles transitent les denrées et le pétrole. Ce sont, bien sûr, les activités reliées au transport et à l’entreposage des produits pétroliers qui représentent le plus de risques pour l’environnement.

Au sud du 55e parallèle

Contrairement à la région située au nord du 55e parallèle, le territoire de la Baie-James est propice à l’établissement d’industries minières et forestières. Aussi, le lac Chibougamau reçoit les eaux d’exhaure d’une mine et le lac aux Dorés reçoit l’effluent final de deux sites miniers qui peuvent avoir un impact sur la qualité de leur eau. Au regard du lac Sainte-Lucie, des plaintes ont été formulées concernant sa contamination possible par le lixiviat d’un tas de sciures entreposées sur le site de la Scierie Barrette-Chapais. Les gens de ce secteur se plaignent de la diminution des captures de poissons dans le lac et dans la rivière situées en aval. Un suivi de la qualité de l’eau devrait être effectué au cours de l’été 2000 par le ministère de l’Environnement.

Table des matières

7. Portrait agricole

7.1 Portrait général

La région du Nord-du-Québec compte à peine une dizaine d’établissements agricoles, tous situés dans les secteurs de Val-Paradis, Villebois et Beaucanton. Aussi, nous pouvons considérer que les impacts environnementaux associés à l’activité agricole sont nuls au nord du 55e parallèle et très minimes à l’intérieur du territoire de la Baie-James.

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8. Portrait faunique et récréotouristique

8.1 Portrait faunique

8.1.1 Pêche sportive

Au plan récréotouristique, la présence de nombreux plans d’eau dans la région du Nord-du-Québec permet une activité économique importante liée à la pêche sportive. Suivant une enquête réalisée en 1996 sur la pêche sportive au Québec, on évalue à 340 000 le nombre de jours de pêche effectués au Nord-du-Québec. Cette activité se pratique en territoire libre, dans l’une des réserves fauniques de la région (AMW, Assinica), ou sous l’égide de pourvoyeurs sans droit exclusif. Les principales espèces convoitées sont le doré jaune, le touladi, l’omble chevalier, l’omble de fontaine et le saumon. Cette dernière espèce fait l’objet d’une attention particulière dans le Nord, au même titre que dans le sud du Québec, étant donné la diminution importante constatée ces dernières années dans les captures.

8.1.2 Pêche commerciale

Bien qu’elles soient marginales, certaines activités de pêche commerciale sont exercées en région. Mentionnons, à titre d’exemple, l’exploitation de l’omble chevalier dans le secteur Kangiqsualujjuaq. Par le passé, des activités de pêche commerciale au corégone et à l’esturgeon ont également été réalisées dans le secteur de Waswanipi.

8.1.3 Pêche de subsistance

Aux prélèvements liés à la pêche sportive et commerciale s’ajoutent ceux liés aux pêches de subsistance. Notons que l’ensemble de ces activités de pêche reçoit un encadrement prévu au chapitre 24 de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ).

8.2 Activités de contact avec l’eau

Comme mentionné précédemment, de nombreux plans d’eau du Nord-du-Québec sont utilisés pour la pêche sportive. Certains sont utilisés à des fins de villégiature. De plus, les réservoirs et les grands plans d’eau sont utilisés, dans une certaine mesure, pour des randonnées en bateau à moteur.

Les cours d’eau de cette région servent de transport pour les activités traditionnelles des autochtones.

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