Conséquences possibles des pesticides sur la santé

Cancers

Plusieurs études expérimentales ou épidémiologiques laissent supposer un risque plus important d’être atteint par certaines formes de cancer à la suite de l’exposition chronique à certains pesticides couramment utilisés. Les organismes internationaux responsables de l’évaluation du potentiel cancérigène, tels le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (U.S. EPA), ont classé de nombreux pesticides comme probablement cancérigènes pour l’humain. Les types de cancers les plus souvent cités sont le cancer du cerveau, les sarcomes des tissus mous, les lymphomes non hodgkiniens, la maladie de Hodgkin et la leucémie.

Effets sur la reproduction

Des études menées sur des animaux de laboratoire indiquent que certains pesticides pourraient être responsables d’effets sur la reproduction et sur le développement du fœtus. Certains effets liés à la reproduction, dont l’avortement spontané, la prématurité, une diminution de la fertilité, une diminution de la production et de la mobilité des spermatozoïdes, sont parfois soupçonnés.

Perturbations du système endocrinien

Plusieurs pesticides sont soupçonnés de provoquer des effets perturbateurs endocriniens, c’est‑à‑dire causer un déséquilibre du système hormonal. L’Agence américaine de protection de l’environnement, la U.S. EPA, procède à des examens pour tenter de déterminer quels produits présentent des effets de ce genre. Par ailleurs, à partir d’effets observés chez les animaux, des chercheurs croient que certains pesticides seraient associés, chez l’être humain, au cancer du sein, de la prostate et des testicules, à l’endométriose, à des malformations des organes sexuels, à une réduction de la fertilité mâle, à la diminution de la réponse immunitaire et à des problèmes liés au comportement.

Effets sur le système immunitaire

Même si les études concernant les effets des pesticides sur les systèmes immunitaires sont encore limitées, certaines soulèvent la probabilité d’un lien entre l’exposition à ces produits et l’augmentation des risques d’être atteint de maladies infectieuses. Des effets comme la chute de production d’anticorps et des réactions d’hypersensibilité retardée pourraient aussi être associés à l’exposition à certains pesticides. Plusieurs pesticides communément utilisés pourraient supprimer la réponse normale du système immunitaire humain à l’invasion de virus, de bactéries, de parasites et de tumeurs.

Effets neurologiques

Certains pesticides, dont principalement quelques insecticides, pourraient aussi être responsables d’effets neurologiques, tant lors d’exposition aiguë que chronique. Ces effets peuvent parfois persister pendant plusieurs années et souvent sans que le lien ne soit fait avec l’exposition à ces produits. Des effets tels des difficultés comportementales, psychologiques, motrices, sensorielles et cognitives ont été rapportés dans la littérature scientifique. Par exemple, de la nervosité, des dépressions, des difficultés d’élocution et de concentration, des pertes de réflexes et des tremblements ont parfois été associés à l’exposition à des insecticides organophosphorés. Par ailleurs, de plus en plus d’études proposent un lien significatif entre la maladie de Parkinson et l’exposition chronique aux pesticides. Certaines données laissent aussi supposer que l’exposition à des insecticides pourrait interrompre le processus de développement neurologique normal lors de la période critique de développement du cerveau.

Imprimer cette page | Fermer cette page