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Effets sur l’air ambiant des émissions de l’incinérateur de la ville de Québec

Programme d’échantillonnage de l’air ambiant

Le Ministère a entrepris deux études complémentaires, soit une modélisation de la dispersion atmosphérique et un programme d’échantillonnage de la qualité de l’air ambiant.

Ce présent rapport présente le programme d’échantillonnage de l’air ambiant qui s’est étalée d’avril 2010 à mars 2012. Elle a nécessité l’installation de deux stations d’échantillonnage temporaires, les stations Beaujeu et Vitré, ainsi que l’utilisation de la station Québec–Vieux-Limoilou (anciennement appelée la station Des Sables), une station permanente du réseau québécois. Les deux stations temporaires ont été positionnées dans les secteurs les plus exposés aux émissions de l’incinérateur selon l’étude de dispersion; la station Québec–Vieux-Limoilou étant située directement au sud de l’incinérateur, elle ne subit pas une influence très importante de ses émissions atmosphériques. La station Québec–Vieux-Limoilou comprend des appareils de mesure en continu des particules fines (PM2,5), des oxydes d’azote (NO et NO2), du dioxyde de soufre (SO2) et de l’ozone (O3). Pour ces contaminants, les données des années 2010 à 2014 ont été étudiées.

Il vise à répondre à trois objectifs principaux : 1) évaluer la qualité de l’air de ce secteur de la ville par une comparaison avec les normes et les critères de qualité de l’atmosphère, 2) évaluer la possibilité d’effets des émissions de l’incinérateur sur la qualité de l’air et 3) déterminer l’origine des contaminants et les facteurs qui influencent l’importance de leurs concentrations dans l’air à la station Québec–Vieux-Limoilou. Les résultats sont présentés par contaminant, soit les particules en suspension totales (PST), les éléments traces métalliques (ETM), les dioxines et furanes (PCDD/F), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les biphényles polychlorés (BPC), le dioxyde de soufre (SO2), les monoxyde d’azote (NO) et dioxyde d’azote (NO2), les particules fines (PM2,5) et l’ozone (O3).

Les résultats de la campagne d’échantillonnage montrent que la qualité de l’air dans l’arrondissement La Cité‑Limoilou est représentative d’un milieu urbanisé et que, de façon générale, les normes et les critères de qualité de l’atmosphère sont respectés. Les concentrations annuelles moyennes des contaminants respectent les seuils de référence pour la totalité des contaminants à l’exception du nickel. On observe quelques dépassements des normes quotidiennes, notamment pour les PST, les PM2,5 et, dans une plus grande mesure, le nickel.

Il n’a pas été possible de mettre en évidence une contribution de l’incinérateur pour aucun des contaminants. Les résultats vont donc dans le même sens que ceux obtenus par l’étude de modélisation qui a montré que les concentrations ajoutées par l’incinérateur étaient faibles et n’influençaient pas de façon notable la qualité de l’air ambiant du secteur. L’incinérateur ne constitue donc pas une source importante de détérioration de la qualité de l’air ambiant pour les contaminants analysés.

La qualité de l’air dans le secteur de la station Québec–Vieux-Limoilou est typique de celle d’un milieu urbain. Les principales sources de contamination responsables des concentrations de contaminants mesurées aux stations sont les sources urbaines habituelles, soit vraisemblablement le transport routier, les combustibles fossiles et le chauffage au bois, auxquelles s’ajoutent, pour certains contaminants, les activités industrielles et portuaires. Le transport à grande distance des contaminants peut aussi être responsable d’une partie des concentrations de contaminants aux trois stations, mais l’importance de cette contribution n’a pas été évaluée dans le présent rapport. 

 

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